Pourquoi prioriser la recherche des bénéfices secondaires ?

Les anciennes molécules ont des effets à long terme et des interactions « in vivo » qui sont très bien connus des médecins, par leur pratique, et des chercheurs, grâce aux données de pharmacovigilance collectées depuis leur mise sur le marché.

On peut ajouter à cela un argument mathématique assez simple : le déploiement d’une nouvelle molécule ajoute au nombre d’interactions potentielles le nombre de molécules déjà sur le marché. Cela augmente le risque d’effets indésirables et le temps nécessaire pour les détecter en complexifiant la pharmacovigilance.

Une personne intelligente résout un problème. Une personne sage l’évite.

Albert Einstein

Voici un exemple de travail de recherche qui vise à mieux exploiter des molécules déjà connues en recherchant leurs bénéfices potentiels pour de nouvelles et futures maladies :

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1 commentaire

  1. Bonjour,
    Merci pour votre article. Je suis tout à fait d’accord avec vous.

    Les vieux médicaments, qu’ils soient d’origine naturelle ou purement synthétique, ont de multiples propriétés.

    Le cadre réglementaire actuel fait la part belle aux nouvelles technologies et aux thérapies innovantes grâce à des certificats complémentaires de protection. Les brevets correspondants accordent un monopole qui permet de rentabiliser l’investissement et le risque engagés durant la phase de développement, ce qui est une bonne chose.

    Toutefois, dès que les principes actifs tombent dans le domaine public, une multitude de médicaments génériques et biosimilaires viennent concurrencer le marché. La guerre des prix qui s’en suit réduit la pression sur les dépenses de l’Assurance maladie, ce qui est encore une bonne chose, mais alors le développement de nouvelles indications thérapeutiques est stoppé net.

    Bien sûr, il existe aujourd’hui quelques possibilités (RTU, article L5121-12 du Code de la santé publique…), mais dans les faits on constate que ces voies de repositionnement des molécules anciennes sont rarement mises en œuvre. Le marché de la santé est scindé par les laboratoires « innovants » d’une part, et les laboratoires « génériques » d’autre part.

    Or la « rénovation » de vieux médicaments est aussi une innovation, et une troisième voie s’envisage afin de tirer tout le potentiel de notre patrimoine pharmaceutique.

    Améliorons la santé publique, à pharmacopée constante, avec une sécurité renforcée, un risque financier maitrisé, sans ruiner notre sécurité sociale.

    Offrons un cadre réglementaire incitant la recherche sur des nouvelles utilisations, par la protection d’extensions d’indications, sans nuire au marché actuel ni aux caisses de l’Etat.

    Car l’arsenal thérapeutique est éternel, exploitons-le.

    J’ai créé une pétition dans ce sens, adressée à la Commission européenne car c’est à ce niveau que ça se joue :
    http://chng.it/RWH75yGSyJ
    Je vous remercie par avance pour tout relais ou signature.

    Au plaisir d’échanger sur le sujet.

    Benjamin Alléard

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